Un jumelage constructif pour les enfants et les bénévoles

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Par Andréanne Huot
Un jumelage constructif pour les enfants et les bénévoles
Paméla Lambert et Jean-Rémi Bolduc alors qu'ils résidaient en Colombie-Britannique. (Photo : gracieuseté)

Pour Jean-Rémi Bolduc et Paméla Lambert, parrainer un enfant était quelque chose qui tombait à pic dans leur vie. Le couple sans enfant avait envie de s’impliquer, mais établir un lien de confiance en temps de pandémie s’est avéré plus difficile que prévu.

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C’est au début de 2020 que le couple rencontre une jeune fille de 12 ans. Il a été convenu de ne pas la nommer afin de protéger son identité. Pour les besoins de ce texte, nous l’appellerons *Sophie. Après seulement deux rencontres est survenu le confinement. Situation pas facile alors que l’objectif de parrainer un enfant est justement de créer un lien avec celui-ci.

Par contre, du côté de Jean-Rémi et Paméla, la jeune fille avait des goûts similaires aux leurs, ce qui a aidé à créer un lien. Amateurs de plein air, de sports, d’art et de culture, le couple a trouvé en Sophie, une jeune fille enjouée et dynamique qui était contente d’embarquer dans leurs activités. Jeux de société, vélo, marche, randonnée en montagne ou longboard (une planche à roulettes plus longue), ne sont que quelques exemples d’activités réalisées ensemble. De plus, le couple aimant le plein air, il avait déjà beaucoup de matériel et d’équipements qu’il a pu prêter à Sophie.

Avec le confinement, ce sont en majorité des activités extérieures qu’ils ont réalisées avec Sophie tout au long du printemps, de l’été et de l’automne. Ils ont la chance d’habiter dans la même municipalité ce qui a permis de faire des rencontres plus régulièrement, malgré la situation sanitaire actuelle. La jeune fille s’est même mise à la course à pied grâce aux conseils de Paméla afin de mieux gérer son énergie.

Partager ses passions

Jean-Rémi et Paméla ont discuté de leurs passions respectives avec Sophie. Aimant les arts, Sophie a également eu la chance de pratiquer la gravure sur bois avec du matériel prêté par le couple. Avec Paméla, elle a également participé au Inktober, soit faire un dessin par jour pendant le mois d’octobre, sur un thème précis. Elles ont donc pu se partager leurs dessins respectifs.

« On l’a amené à développer sa confiance en soi. Elle s’affirme beaucoup plus maintenant. Elle est plus ouverte et expressive », se réjouit le couple.

Si dans le cas de Paméla qui travaille dans une école, elle voyait déjà le développement des enfants, cela a permis à Jean-Rémi de faire l’expérience de voir évoluer un enfant de près. « C’est plaisant de la rendre heureuse », indique-t-il. Sophie se développe grâce à ses passions et découvre de nouvelles choses.

De plus, lors de leurs suivis avec l’intervenante de Parrainage Jeunesse, ils ont appris que la relation entre Sophie et sa mère s’était améliorée.

«Être bénévole pour Parrainage Jeunesse c’est inspirant. Ça donne le goût de faire une différence dans la vie de quelqu’un », conclut M. Bolduc.

« Parrainer un enfant, ça m’a fait prendre conscience concrètement de ce que les jeunes et les familles de milieux défavorisés peuvent vivre. Je connaissais déjà la réalité, mais cette fois, je la partage. C’est différent et ça change les perspectives », ajoute pour sa part Mme Lambert.

 

*Nom fictif

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