Un musicien beauceron reconnu mondialement

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Par Frederic Desjardins
Un musicien beauceron reconnu mondialement
L’oeuvre de Clermont Pépin s’étend sur près de sept décennies. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Clermont Pépin n’est pas qu’un simple nom de rue ou celui d’un festival de musique classique. Il désigne un Beauceron dont l’impact culturel a dépassé les frontières de notre pays.

L’exposition Clermont Pépin : sa vie, son oeuvre, au centre culturel Marie-Fitzbach à Saint-Georges, est une excellence façon d’en savoir plus sur la vie du musicien et compositeur.

Né à Saint-Georges le 15 mai 1926, Clermont Pépin a remporté son premier prix de composition à 11 ans. Wilfrid Pelletier, directeur de l’Orchestre des concerts symphoniques de Montréal, l’a invité à interpréter sa composition Prélude en 1938.

À 19 ans, il obtient son diplôme du Curtis Institute of Music à Philadelphie. Auprès de grands maîtres, Clermont Pépin a fignolé son éducation musicale à Montréal, Toronto et Paris.

De 1955 à 1973, ce dernier a occupé différents postes au sein du Conservatoire de musique de Montréal. André Gagnon, pianiste, et Jacques Hétu, compositeur, ont figuré parmi ses élèves.

La ligne du temps de Clermont Pépin est représentée par une portée.

Durant sa carrière, Clermont Pépin a composé plus de 90 œuvres. Elles ont été présentées au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et au Japon.

Ses styles musicaux étaient variés, de la musique de chambre au ballet, en passant par la musique de film, de théâtre et aux compositions piano/orchestre/cœur. Il est décédé le 2 septembre 2006, à 80 ans.

Nombreuses archives

Au coeur de l’exposition, on retrouve la ligne du temps de Clermont Pépin, représentée ici par une portée.

En plus de son œuvre musicale, le visiteur en apprendra davantage sur sa famille, ses multiples rencontres et honneurs décernés. Sur place, on retrouve même le piano familial des Pépin, sur lequel Clermont s’est initié à la musique. Il appartient maintenant à son petit-neveu, Vincent Doyon.

Clermont Pépin a notamment reçu le prix Calixa-Lavallée en 1970. Décernée par la Société Saint-Jean-Baptiste, il a été donné à d’autres grands artistes, comme Gilles Vigneault, Pauline Julien et Félix Leclerc.

Le piano familial des Pépin, sur lequel Clermont s’est initié à la musique.

Détenteur de l’Ordre du Canada (1981) et l’Ordre national du Québec (1990), Clermont Pépin a aussi fondé sa propre maison d’édition.

Sa sœur, Pierrette Pépin-Roy, a prêté plusieurs artéfacts pour la tenue de l’exposition, comme des lettres de correspondance. La Société historique Sartigan a également fourni des archives.

«Je suis contente du résultat. Mon frère était un homme cultivé et la Ville de Saint-Georges lui a rendu honneur», dit Mme Pépin-Roy.

Jusqu’au 22 août, l’exposition Clermont Pépin : sa vie, son oeuvre est accessible gratuitement, du lundi au vendredi de midi à 18h et le samedi de midi à 17h.

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