Un réalisateur beauceron attire l’attention

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Par Sébastien Roy
Un réalisateur beauceron attire l’attention
Originaire de Beauceville, le réalisateur Alexy Veilleux attire l’attention de plusieurs réalisateurs indépendants pour son travail d’étalonneur de couleur. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy)

Le réalisateur beaucevillois ­Alexy ­Veilleux commence à se faire un nom dans l’univers du cinéma indépendant.

Le jeune homme de 20 ans a notamment fait l’étalonnage de couleur du moyen métrage ­Carnage de ­Brandon ­Gotto, un réalisateur belge dont l’un de ses autres films a été récompensés de 34 prix dans différents festivals internationaux.

Précisons que l’étalonnage, appelé color grading en anglais, consiste principalement à ajuster les couleurs, la lumière, la saturation et le contraste pour améliorer une image ou pour lui donner un effet visuel précis.

C’est grâce à son audace qu’Alexy a pu travailler sur ­Carnage. « ­Je suis tombé sur le film sur ­Internet. J’ai beaucoup apprécié, mais je trouvais qu’il manquait un look professionnel dans son film », indique le ­Beauceron.

­Celui-ci l’a donc contacté via les réseaux sociaux pour lui proposer de faire l’étalonnage. « ­Il avait l’air surpris, mais il a accepté et m’a envoyé son film en me disant on verra ce que ça donnera », ­mentionne-t-il.

« ­Quand il a vu le résultat, il était vraiment content et il m’a dit que j’avais réussi à amener son film à un autre niveau », ­poursuit-il, insistant sur le fait qu’il met toute son énergie à faire ressortir le travail des réalisateurs.

Alexy a également été contacté par plusieurs autres réalisateurs intéressés par son travail, notamment du ­Sri ­Lanka et du ­Nigéria. « J’ai aussi reçu des messages d’un réalisateur à ­Atlanta et d’un autre au ­Texas. Celui au ­Texas m’a même invité à me rendre sur les lieux du tournage, mais c’est plus compliqué de s’y rendre avec les restrictions à la frontière à cause de la pandémie », ­raconte-t-il.

Tim ­Burton

Le ­Beaucevillois a terminé ses études collégiales en ­Arts, lettres et communication, volet ­Création et médias en plus de faire des stages auprès de réalisateurs. « C’est ce qui m’a aidé à devenir un bon réalisateur », ­soutient-il.

Le jeune homme apprécie particulièrement le style iconique de ­Tim ­Burton. « J’écoute ses films depuis l’âge de quatre ou cinq ans. C’est en raison de ses films que j’ai voulu devenir réalisateur », soutient ­Alexy.

Plus tard, il souhaite même développer son propre style, comme l’a fait son idole avant lui. « J’ai seulement 20 ans. J’ai encore beaucoup de chemin à faire, mais c’est mon plus grand objectif », confie le ­Beauceron.

Projets à venir

Ce dernier travaille actuellement sur un documentaire dédié au cinéma d’honneur. « ­Je veux faire quelque chose de différent et y amener des éléments cinématographiques », ­décrit-il.

De plus, ­Alexy a décidé de lancer sa propre entreprise, ­Ciné ­Vision, qui se spécialise dans la réalisation de vidéos promotionnelles pour les entreprises.

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