Une banderole à l’effigie de Legault et Roberge sur le pont à Saint-Georges

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Par Andréanne Huot
Une banderole à l’effigie de Legault et Roberge sur le pont à Saint-Georges
La banderole a été installée sur le pont David-Roy au centre-ville de Saint-Georges. (Photo : gracieuseté)

Le Syndicat de l’enseignement de la Chaudière (SEC-CSQ) a installé ce matin une banderole sur le pont David-Roy à Saint-Georges dans le cadre des négociations de la convention collective des enseignants.

Cette démonstration des enseignants est faite à Saint-Georges tout comme un peu partout en province, car le mouvement a été initié par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ). Cette banderole a pour but de «signifier au gouvernement de François Legault qu’il avait été démasqué».

Selon le Syndicat, les enseignants du Québec ont découvert le vrai visage de François Legault et Jean-François Roberge avec le dépôt des demandes patronales ou avec le bâillon sur le projet de loi 40.

Le premier ministre et le ministre de l’Éducation font d’ailleurs l’objet d’une caricature dans les journaux ce matin et c’est cette caricature qui se retrouve sur des banderoles installées dans chaque région du Québec.

«On a tous entendu les beaux discours de la CAQ pour valoriser la profession enseignante. Le ministre Roberge affirmait vouloir réduire notre tâche trop lourde et trop complexe. Or, force est d’admettre que le gouvernement a parlé des deux côtés de la bouche puisque les demandes patronales feraient exactement le contraire de ce qui avait été annoncé. Comme les masques sont tombés, nous nous demandons maintenant si nous serons également bâillonnés durant les négociations», indique le président du Syndicat de l’enseignement de la Chaudière, Dominic Loubier.

Envoi de lettres

De plus, les directions d’établissement du nouveau centre de service, qui sont favorable au projet de loi 40, ont reçu aujourd’hui une lettre de la part du Syndicat pour leur demander de justifier leur accord avec les demandes qui ont été formulées à l’endroit des enseignants dans le cadre du renouvellement des conventions collectives.

«On nous dit que le dépôt patronal, reçu comme une gifle par les enseignants, représente la volonté réelle des directions d’établissement. Qu’elles nous le disent ouvertement. Les masques, on n’en veut plus. Les enseignants du Québec ont été bafoués et ont subi leur lot de déception causée par des mirages et de fausses promesses. Ils méritent de meilleures conditions, ils méritent le respect et ils méritent qu’on leur donne l’heure juste», conclut Dominic Loubier.

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