Des réactions mitigées pour la venue du Supercentre de Walmart

Par superadmin

Les commerçants de la région s’attendent bien sûr à une augmentation du panier d’épicerie chez Walmart avec sa conversion en Supercentre. L’impact pourrait se faire sentir à Saint-Georges et dans la région.

«Pour nous, les marchés indépendants, nous allons voir un impact. Les gens vont chez Walmart, c’est une réalité», dit Anne-Marie Rodrigue copropriétaires du IGA Rodrigue et filles et du  Rodrigue et Groleau, tous deux à Saint-Georges.

«Nous devons miser sur la personnalisation de nos magasins. Notre créneau, c’est le service et nous devons continuer à développer des produits exclusifs pour faire en sorte que les gens vont continuer à venir chez nous», poursuit cette dernière.

Le mal est déjà fait

Pour Benoît Carrier, directeur de la Coop Saint-Ludger, Walmart et ses semblables ont déjà fait mal aux petites épiceries de village. La clientèle est d’ailleurs plus mobile qu’autrefois. «La survie de nos commerces est menacée. Le panier d’épicerie est de plus en plus cher et le monde court les spéciaux», commente ce dernier.

Selon M. Carrier, il sera difficile pour les commerces comme Saint-Ludger d’arriver à donner des services aux clients s’ils ont seulement comme mission de dépanner ces derniers.

Propriétaires du Marché de Saint-Benoît-Labre depuis 2005, Hervé Paris et Cynthia Dulac reconnaissent que l’arrivée de Walmart a frappé de plein fouet plusieurs dépanneurs et épiceries en région ainsi que dans leur municipalité. Néanmoins, le couple a su se tirer d’affaires en se démarquant malgré sa proximité avec Saint-Georges.

«Pour ma part, la venue d’un deuxième pont à Saint-Georges m’effraie beaucoup plus que le Supercentre. En 10 ans, notre chiffre d’affaires a continué à monter; donc il y a encore de la place pour le petit marché. Il ne faut pas que les villages perdent leur marché d’alimentation. Le marché d’alimentation de village doit aussi arrêter de jouer au supermarché», croit M. Paris.

Offre complémentaire au Carrefour

Ironiquement, la position du Carrefour Saint-Georges demeure la même, et ce, même 10 ans après la parution d’un article traitant de l’arrivée de Walmart. Yvan Fecteau directeur de l’établissement soutient que le Walmart demeure avant tout complémentaire à l’offre des commerçants du Carrefour. «Nous, cela nous impacte peu, parce que nous n’avons pas de marché d’alimentation. Nous sommes conscients que le Walmart est à la fois en compétition et complémentaire avec nous. Toutefois, la clientèle finit par venir au Carrefour», poursuit ce dernier.

Soulignons que Cominar, propriétaire du Carrefour Saint-Georges, travaille actuellement pour combler l’espace vacant laissé par le Target fermé depuis le début de l’année. M. Fecteau souligne que le dossier peut débloquer rapidement, mais qu’il est impossible de dévoiler quel type de commerce qui risque de s’y retrouver.

À voire autre texte sur le sujet intitulé: Une décennie de changements dans l’alimentation à Saint-Georges.

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