D’où viennent votre verre de lait et les autres produits laitiers ?

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Par Frederic Desjardins

Plusieurs personnes dégustent des produits laitiers. Savez-vous toutefois d’où provient initialement le lait et comment est-il recueilli ?

Afin d’en savoir plus, le journal a visité la ferme SS Kennebec à Saint-Théophile. Sylvain Bourque et Sonia Paquet sont les propriétaires de cette entreprise regroupant une quarantaine de vaches laitières Holstein.

Cette race est facilement reconnaissable par son corps blanc et ses taches noires. «Toutes les races de vaches peuvent donner du lait, mais la race Holstein est la plus populaire parce qu’elle peut en produire beaucoup plus», stipule Sylvain Bourque.

Comme pour tous les mammifères, les vaches fabriquent du lait en premier lieu pour nourrir leur progéniture. C’est l’être humain qui a choisi d’en faire la production initialement de façon manuelle. Aujourd’hui, le processus est mécanisé et informatisé.

«Nous utilisons six trayeuses électriques installées sur les pis. Sur chaque trayeuse, il y a une pulsation électrique qui serre et relâche pour faire sortir le lait des pies. Un mouvement de vacuum transporte ensuite le lait dans des tuyaux jusqu’à un bassin avant d’aller dans le refroidisseur», d’expliquer M.  Bourque.

À ce dernier endroit, le lait est brassé toutes les 20 minutes et reste à une température uniforme pendant un maximum de deux jours. Un camion vient alors vider le refroidisseur. Le lait sera ensuite transformé en usine. La ferme reçoit sa paie de la Fédération des producteurs de lait du Québec.

Propreté et élevage

L’exercice cité plus haut paraît simple. Les apparences sont trompeuses, car plusieurs facteurs entrent en ligne de compte afin que la production du lait soit rentable et surtout propre à la consommation.

«Le refroidisseur possède un filtreur et est nettoyé chaque fois qu’il est vidé. C’est la même chose pour les tuyaux. Si une vache malade reçoit des antibiotiques, on tire le lait, mais on le jette», confirme Sylvain Bourque.

Il nourrit ses vaches avec du fourrage et s’assure d’y ajouter des grains afin que celles-ci profitent d’une alimentation riche en glucides.

«Si les vaches sont maltraitées ou trop stressées, elles vont produire moins ou pas de lait. Il faut maintenir l’étable propre et garder la température idéalement entre huit et dix degrés pour que les vaches soient à l’aise», dit-il.

Pour assurer sa relève bovine, la ferme fait son propre élevage par l’insémination artificielle et la transplantation embryonnaire. Ces deux activités sont effectuées par un vétérinaire, la semence et les ovules étant conservés dans un support refroidi à l’azote. Les vaches trop vieilles sont «reformées» et envoyées à l’abattoir.

«Le marché de la production laitière est intéressant à cause de sa stabilité. Il faut dire que ce domaine est protégé par la gestion de l’offre, car les normes varient beaucoup d’un pays à l’autre», mentionne Sylvain Bourque.  

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