François Veilleux regrette et affirme avoir commis un faux pas

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Par Sébastien Roy
François Veilleux regrette et affirme avoir commis un faux pas
Le maire de Beauceville, François Veilleux, a réagi pour la première fois publiquement au rapport de la CMQ. (Photo : (Photo L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy))

MUNICIPAL. Le maire de Beauceville, François Veilleux, a réagi publiquement au rapport de la Commission municipale du Québec (CMQ) pour une première fois lors de la séance du conseil de ville du 16 janvier.

M. Veilleux a déclaré reconnaître le rapport. Je regrette d’avoir été vite. J’ai fait un faux pas. […]  Ils [les gens de la CMQ] sont prêts à nous aider. C’est ce que je retiens », ajoutant être prêt à collaborer avec les différentes instances concernées, dont la CMQ et le ministère de l’Environnement entre autres.

L’ambiance demeurait tendue entre les conseillers et M. Veilleux. Questionné à ce sujet par un citoyen, M. Veilleux a concédé être à la « croisée des chemins ». « Il va falloir que nous, les élus, nous assoyons ensemble et que nous discutons », a-t-il répondu en ajoutant avoir eu « une bonne discussion » avec le directeur général, Serge Vallée.

« Le fait que nous soyons ici témoigne de notre bonne volonté », a pour sa par mentionné le maire suppléant, Patrick Mathieu.

De plus, les trois résolutions sur lesquelles M. Veilleux avait apposé son droit de veto lors de la séance extraordinaire du 20 décembre ont de nouveau été présentées lors de la séance du 16 janvier. Cette fois, le maire s’est abstenu lors de leur adoption. Durant la période de questions, il a préféré ne pas répondre s’il était d’accord ou non avec celles-ci.

Rappelons que parmi ces résolutions, une réaffirmait l’appui du conseil envers M. Vallée. La seconde abrogeait une résolution adoptée en mars 2021 permettant au maire, au directeur général et au directeur de l’urbanisme de l’époque de négocier l’achat de terrains pour l’agrandissement du parc industriel. La troisième visait à prendre acte du rapport de la CMQ tout en ajoutant que le conseil n’avait pas « autorisé les agissements et les démarches qui ont mené à la commission des actes répréhensibles mentionnés dans le rapport ».

Des questions ont été soulevées par les citoyens présents, notamment en ce qui a trait au programme d’aide désormais aboli. L’un d’eux a demandé ce qui allait advenir des promesses d’aides financières faites dans le cadre de son programme de subventions déclaré illégal dans le rapport de la CMQ.

À ce sujet, M. Veilleux a indiqué avoir contacté la Commission pour « trouver une solution ». « Je leur ai demandé s’il y avait un département aux Affaires municipales pour regarder ce qui peut être fait », a-t-il répondu.

De son côté, le conseiller Kevin Pomerleau a indiqué être conscient que « ça a l’air fou » de revenir sur quelque chose qui a été promis. « Il y a une manière éthique et légale de faire les choses. De ma compréhension lorsque nous avons parlé avec l’avocat de la ville, au niveau commercial, il y a certaines facettes d’aides que l’on peut apporter, mais elles ne sont pas aussi faramineuses que ce qu’on donnait. Elles sont spécifiques, ciblées et seulement pour certaines sphères de commerces et d’industries. Je ne sais pas quel pourcentage des promesses qui seront respectées, mais il ne sera pas très élevé. Dans le résidentiel, c’est impossible », a-t-il indiqué.

Pour sa part, M. Mathieu s’inquiète davantage des amendes que pourraient recevoir la ville. « Beauceville s’expose à des pénalités financières. On risque d’être confrontés à des amendes », a-t-il prévenu.

M. Pomerleau a imagé la situation à un automobiliste qui roule trop vite sur l’autoroute. « À partir du moment qu’on roule 101 km/h sur l’autoroute, on s’expose. On s’est exposé en fou et là, on s’est fait arrêter. Attendons de voir ce qu’on peut faire légalement avec ça. Je suis tanné d’aller trop vite et de payer le prix ensuite », a-t-il conclu.

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