La CAQ déplore un manque de rigueur dans le dossier de la 73

Par superadmin
La CAQ déplore un manque de rigueur dans le dossier de la 73
(Photo : L'Éclaireur Progrès - Archives)

Le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de transports, Claude Surprenant, déplore le manque de rigueur et de vision du gouvernement libéral dans la gestion des projets routiers. Cette sortie fait suite à la publication des coûts révisés de l’autoroute 73 en Beauce qui dépasse de 50 % des estimations initiales.

«Depuis des années, le gouvernement libéral multiplie les exemples de mauvaise gestion des projets routiers. Il faut certainement développer notre réseau et le rendre plus sécuritaire, mais le gouvernement fait sans cesse des erreurs pour chacune des étapes des grands projets routiers et les coûts explosent constamment. Il y a un sérieux manque de contrôle et ce sont les contribuables qui payent la note», critique M. Surprenant en citant des projets tels que la route 175, l’autoroute 85 et le train de l’Est.

Au moment de mettre sous presse, le député de Beauce-Sud, Robert Dutil était en vacances et n’a pu répondre aux critiques de la CAQ. Toutefois, son adjointe, Micheline Frenette, s’est tenue de dire que le projet de prolongement de la 73 est sur la planche à dessin depuis tellement longtemps ce qui explique en partie la hausse des coûts…

Mentionnons que le prolongement de l’autoroute 73 de Saint-Joseph à Saint-Georges était estimé à 220 M$, et ce, jusqu’en 2009. Celui-ci coûtera 330 M$ lorsque le projet sera réalisé en 2016 d’après les données du ministère du Transport du Québec. La facture totale incluant le doublement des voies jusqu’à Sainte-Marie se chiffrerait à 490 M$. Le gouvernement fédéral injecte toutefois 115 M$ pour l’amélioration de la 73.

Explications du MTQ

Certes, le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis souligne que le projet a évolué depuis les estimations de l’avant-projet qui remonte bien avant 2009. «À l’époque, on ne tenait pas compte de l’inflation et des risques associés au projet. Ce qui est le cas aujourd’hui dans la plupart de nos projets. D’ailleurs, les coûts estimés sont les mêmes depuis 2013», précise M. Paradis.

Les hausses des coûts du prolongement sont principalement dues aux caractéristiques géologiques du terrain. Le roc étant trop près de la surface a notamment nécessité plus de dynamitage que prévu. Le déplacement sécurisé d’une ligne de transport électrique de TransÉnergie a coûté excessivement cher d’après M. Paradis. L’autre grand facteur est que le chantier de la 73 a été morcelé en diverses étapes. Cela a engendré une montée inflationniste des honoraires professionnels durant la conception du projet.

Soulignons que les frais de justice et les honoraires engagés durant la contestation citoyenne ne sont pas comptabilisés dans la facture de 330 M$.

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