Le couvent à Saint-Gédéon, trop cher pour la municipalité?

Jason Lafontaine jlafontaine@leclaireurprogres.ca

Le couvent à Saint-Gédéon, trop cher pour la municipalité?
Couvent des soeurs de la charité (Photo : (Photo L'Éclaireur Progrès - Archives))

Patrimoine L’annonce de la mise en vente de l’ancien couvent des Sœurs de la charité de Saint-Louis à Saint-Gédéon n’est pas passée inaperçue. Construit au début du 20e siècle, le bâtiment fait partie intégrante du village depuis des décennies. 

Par souci de la sauvegarde du patrimoine, le bien-fondé de la décision qu’a pris la municipalité a été remis en question, notamment par Sophie Quirion, qui a écrit une lettre ouverte à ce sujet.

Protéger les bâtiments historiques est important, mais il est indéniable que cela occasionne des coûts. « On a déjà un fardeau fiscal élevé pour les municipalités, avec ça par-dessus… Il faut que les citoyens aient la capacité de payer. Le but n’est pas d’en mettre sur le dos des citoyens », explique le maire Alain Quirion, rapportant que des tentatives avaient été faites pour rentabiliser le bâtiment.

Des comités ont été créés, mais sans trouver de solutions pour alléger le fardeau financier qu’occasionne l’entretien du couvent. Des subventions existent, mais selon les dires du maire, elles ne remboursent que la moitié du montant nécessaire. Des « cadeaux empoisonnés » comme il les appelle.

On peut se demander ce qui arrivera alors au couvent une fois qu’il ne sera plus entre les mains de la municipalité. M. Quirion assure que le bâtiment ne sera pas détruit, car il a été inventorié dans le répertoire du patrimoine culturel du Québec par la MRC de Beauce-Sartigan. En revanche, il faut préciser qu’un bâtiment inventorié ne dispose pas forcément d’un statut de protection légal.

Pour ce qui est des divers services et organismes qu’abrite le couvent, ils seront pour la plupart relogés, dont la bibliothèque municipale. Pour le moment, les détails sont inconnus quant à leurs nouveaux emplacements. Le maire affirme cependant que les services offerts par la municipalité demeureront intacts. Dans ses mots : « Les services qu’on a vont rester les services qu’on a. »

En somme, pour la municipalité le problème est d’ordre financier. Comme l’a dit le maire : « Le gouvernement, plutôt que de donner la responsabilité aux municipalités, devrait aider, plus que 50 % en subventions pour les bâtiments patrimoniaux. » 

 

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