Manifestation du personnel de la CSBE sur le pont David-Roy

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Par Andréanne Huot

Quelque 200 personnes du domaine de l’éducation ont manifesté entre 16h30 et 17h30 le jeudi 14 mai, sur le pont David-Roy à Saint-Georges.

Banderoles, pancartes et musique accompagnaient cette délégation composée de membres du Syndicat de l’enseignement de la Chaudière (SEC-CSQ) et du Syndicat du personnel de soutien scolaire de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin (SPSS-CSQ) et du Syndicat du personnel professionnel de l’éducation Chaudière-Appalaches (SPPÉCA-CSQ) qui souhaite rappeler au gouvernement et à la population que leur convention collective a pris fin le 31 mars.

La manifestation a eu lieu dans le calme sous l’œil vigilant des agents de la Sûreté du Québec poste de la MRC Beauce-Sartigan qui se sont assurés que les manifestants n’entravent pas la circulation ni n’empiètent sur la voie publique. Le retour à la maison n’a été que légèrement ralenti pour les automobilistes empruntant le pont David-Roy.

«Le personnel enseignant est en colère, a souligné la présidente du SEC-CSQ, Brigitte Bilodeau. En plus des compressions majeures qui font mal au réseau, les offres méprisantes du gouvernement ont mobilisé les troupes et les enseignants de la région ont l’intention de défendre leurs conditions de travail, qui sont par ailleurs les conditions d’apprentissage des élèves. Ce n’est certainement pas en augmentant de huit heures par semaine la tâche assignée par la direction, en augmentant le nombre d’élèves par classe et en diminuant les services aux élèves les plus vulnérables qu’on améliorera la situation».

Quant à la présidente du SPSS-CSQ, Annie Boily, elle considère que le personnel de soutien est invisible aux yeux du gouvernement et que sa charge de travail s’alourdit. «Il (le personnel de soutien) est ciblé dans les restrictions du gouvernement, particulièrement depuis l’adoption de la loi 100. Il est temps de reconnaître le travail accompli par le personnel de soutien scolaire, tant administratif, manuel et technique dans les services directs aux élèves».

Le président du SPPÉCA-CSQ, Marc Bernier, a pour sa part indiqué que le personnel professionnel ne parvient plus à répondre adéquatement aux besoins des élèves en difficulté. «Juste ici, c’est pas moins de cinq postes de professionnels qui seront abolis pour la prochaine année dans deux des quatre commissions scolaires représentées par le SPPÉCA-CSQ, en plus des remplacements qui ne sont pas effectués. Les listes d’attente s’allongent et, au même moment, on coupe dans les services directs aux élèves», affirme-t-il.

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