TRIOM : 70 % de la matière organique détournée de l’enfouissement

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Par Sébastien Roy
TRIOM : 70 % de la matière organique détournée de l’enfouissement
Le vice-président au traitement et à la transformation de Viridis, Simon Naylor, a présenté les premières étapes du procédé TRIOM lors de la visite des installations. (Photo : (Photo L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy))

ENVIRONNEMENT. Après neuf mois de tests, -Viridis -Environnement a dévoilé que son procédé de traitement des résidus ménagers, appelé -TRIOM, permet de détourner 40 % des matières envoyées dans les bacs noirs du site d’enfouissement. Cette quantité représente environ 70 % de la matière organique générée par les citoyens.

Il s’agit des premiers résultats présentés par l’entreprise qui collabore avec la -Régie intermunicipale du comté de -Beauce-Sud. -Ceux-ci démontrent qu’il est possible de mettre en place une gestion alternative à celle du bac brun pour la collecte de la matière organique.

« -Nos 17 municipalités ne veulent pas instaurer la collecte de bacs bruns. La collecte aurait été dispendieuse étant donné le nombre de kilomètres de route qu’il faudrait parcourir », indique le président de la -Régie, -Jean-Pierre -Fortier.

C’est pour cette raison que la -RICBS a contribué à la hauteur de 900 000 $. Selon M. Fortier, cette somme représente un moindre coût que celle qui aurait été engendrée par une troisième collecte. Recyc -Québec et le ministère de l’Économie et de l’Innovation ont aussi participé financièrement à la vitrine technologique.

Il s’agit de la première étape. « -Cela nous permet de valider la performance, de savoir exactement ce que nous traitons et à faire les ajustements nécessaires », indique le directeur principal au développement et à la commercialisation, -François -Léveillée.

Pas de redevances pour l’instant

Pour le moment, les municipalités membres de la -RICBS ne peuvent toucher les redevances gouvernementales reliées au détournement des matières organiques car, pour la recevoir, il faudrait qu’elles soient détournées à la source et non à la -RICBS.

La situation n’inquiète toutefois pas le directeur général de la -Régie, Éric -Maheux. « C’est normal, car c’est une nouvelle technologie. Selon moi, ce sera accepté. Le temps saura nous donner raison », -mentionne-t-il.

En complément au bac brun

Lors de sa présentation, il a affirmé que neuf des 38 sites d’enfouissement seront pleins d’ici 2031 et que ce nombre grimpera à 22 d’ici 2041. Il a ajouté que l’enfouissement des matières organiques représente 6 % de la production de gaz à effet de serre au -Québec. « C’est un signal d’alarme majeur. Il faut faire quelque chose. Il faut y aller avec des approches plus agressives et c’est ce que nous proposons », -soutient-il en précisant que la matière organique représente environ 50 % du contenu des bacs noirs.

Actuellement, -Québec mise sur une troisième collecte. Les citoyens doivent faire le tri de leurs matières organiques et les jeter dans les bacs bruns, ce qui réduit la quantité envoyée aux sites d’enfouissement. « -Les gens qui comprennent le font bien, mais ce n’est pas la majorité. C’est ici que la technologie vient nous aider », poursuit M. Léveillée.

Grâce à une série d’opérations à la chaîne, -TRIOM permet d’ouvrir les sacs d’ordures et de trier les déchets selon leur grosseur. Cette étape permet aussi de récupérer des matières recyclables, comme du bois, du carton, du métal, du plastique, des appareils électroniques et même des résidus domestiques dangereux.

Puis, les matières inférieures à trois pouces, ce qui comprend la majorité de la matière organique, sont envoyées dans un bioréacteur pour être compostées et séchées. Le produit est ensuite envoyé dans une série de tamis allant jusqu’à trois millimètres. Le résultat final peut servir à l’épandage agricole et à la revégétalisation de sites dégradés entre autres.

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