Trois générations de pilotes chez la famille Drouin

Qui aurait dit que des cours de pilotage mèneraient à une tradition qui célébrera ses 40 ans d’existence en 2017 ? Cinq membres d’une famille beauceronne vivent pourtant ce rêve aérien.

Le tout débute en 1977 lorsqu’Hugues Drouin et son père Aurèle décident d’obtenir leur permis de pilotage en suivant un cours à l’aéroport de Saint-Georges. Jeannot, frère d’Hugues, a eu son permis l’année suivante.

«Je voulais que le cours soit donné à Saint-Georges. J’avais 19 ans et le responsable d’Air Sorel pensait que je ne serais jamais capable de déplacer au moins 20 élèves pour qu’il vienne donner les cours. Il est pourtant revenu plusieurs fois par la suite», confirme Hugues Drouin.

Alors âgé de 50 ans, Aurèle Drouin n’a pas hésité à suivre l’exemple de ses fils. «Je faisais déjà de la mécanique pour le plaisir auprès d’amis qui avaient des avions. On discutait souvent d’aviation dans la famille. C’est surtout les cours théoriques qui m’inquiétaient, car il fallait se rappeler plusieurs choses», précise-t-il.

D’un avion à l’autre

À l’été 1977, Aurèle Drouin achète le premier avion familial, soit un Cessna C-150 à deux places. La famille Drouin le conservera pendant 27 ans pour voyager dans différentes régions du Québec et des États-Unis.

C’est en 2003 que la passion aérienne chez les Drouin prend un autre tournant lorsque Simon, autre frère d’Hugues, obtient son permis de pilotage.

«J’embarquais souvent avec mon père et mes frères et c’était une simple question de temps avant que je suive le cours, mais je voulais d’abord me concentrer sur mes études et mon travail en médecine», dit-il.

L’année suivante, les frères Drouin font l’acquisition conjointe d’un Cessna C-177 à quatre places, un appareil permettant de voyager sur des distances plus longues.

À titre personnel, Simon Drouin a ensuite acheté d’autres avions et s’est intéressé à la haute voltige (voir autre texte).

«Grâce au majorMichel Pomerleau, on a appris à voler en formation comme un escadron. À notre connaissance, nous sommes les seuls pilotes civils au Canada qui peuvent faire ça», rappelle Simon avec fierté.

Hugues et Jeannot possèdent maintenant un Piper PA15 et volent de 70 à 75 heures chaque année. Comble du bonheur pour Hugues, son fils François a mis la main sur son permis en août dernier.

«Voler ensemble nous rapproche comme famille. Pour les longs voyages, on planifie notre vol ensemble. Une personne s’occupe de la radio, une autre de la navigation et l’autre pilote l’avion. On change les rôles à chaque arrêt», mentionne Hugues Drouin.

Quand on sait que Claude, cousin des trois frères, est aussi pilote tout comme son fils Pierre, la passion de l’aviation est assurée pour longtemps chez les Drouin.

Autre texte sur le sujet :

http://www.leclaireurprogres.ca/actualites/societe/2016/11/23/amateur-de-vitesse-et-de-la-haute-voltige.html