Une formation axée sur la pratique en milieu de travail

La technique en Soins infirmiers au Cégep Beauce-Appalaches axe les deux tiers de sa formation sur l’aspect pratique de la profession.

Ce programme a été l’une des premières techniques offertes au collège du temps où celui-ci était privé et s’appelait le Séminaire de Saint-Georges. Sœur Madeleine Demers avait contribué à démarrer cette technique qui a grandement évolué au fil des années.

Aujourd’hui, la technique de trois ans comprend 2145 heures de cours spécifiques. De ce nombre, 1035 heures sont consacrées à des stages. Le reste de la formation regroupe des cours théoriques (735) et des exercices pratiques en laboratoire (375).

«Dès la première session, les étudiants participent à des stages. À la deuxième session, ils font entre autres l’administration de médicaments. Plus tard, on touche notamment la pédiatrie, la psychologie et la gériatrie qui sont des domaines plus complexes», explique Mario Giroux, coordonnateur du département de soins infirmiers.

Diplômé du programme en 1984, il estime que les étudiants actuels bénéficient d’une meilleure expérience en apprentissage.

«Dans mon temps, il n’y avait aucun laboratoire et peu d’équipements. La théorie était très présente et on apprenait vraiment notre métier seulement en arrivant sur le marché du travail. Le rôle de l’infirmier était aussi très différent», rappelle M. Giroux.

Qualités humaines et dextérité

Si apprendre à être un bon infirmier ne s’apprend pas uniquement dans les livres, les étudiants doivent développer leur empathie et être très rigoureux dans leurs tâches pratiques.

«Nous sommes responsables d’un client. Il faut surveiller notre langage, notre posture et nos actions. On doit incarner le professionnalisme en côtoyant les médecins et spécialistes», soutient l’enseignante Julie Mathieu.

Diplômée de cette technique en 1993, elle constate que les étudiants d’aujourd’hui s’obstinent davantage pour obtenir gain de cause lorsqu’ils sont en désaccord. Pour Julie Mathieu, ce type de comportement est particulièrement nuisible quand il se déroule devant un patient.

«Leurs actions ont des impacts sur la santé des individus et ils ne pensent pas toujours aux conséquences. Il faut aider les gens et les écouter. C’est vraiment un beau métier qui n’est pas routinier», dit-elle.

Au sein du programme, tous les enseignants ont déjà travaillé dans le milieu de la santé et suivent des formations annuelles afin de garder leurs connaissances à jour.

Sans en préciser la nature, la direction du cégep a confirmé au journal que le département de soins infirmiers subira d’importantes rénovations à court terme. Deux mannequins électroniques seront aussi achetés bientôt pour rendre plus réelles les expériences en laboratoire.

Autre texte sur le sujet :

http://www.leclaireurprogres.ca/actualites/societe/2016/3/3/la-releve-en-soins-infirmiers-est-enthousiaste-daider-la-populat.html

Les soins infirmiers en chiffres

124 : Étudiants inscrits à l’automne 2015

29 : Étudiants finissants au printemps 2016

100 % : Taux de placement

1035 : Heures de stages dans différents milieux (médecine, chirurgie, périnatalité, pédiatrie, gériatrie, psychiatrie et milieux ambulatoires)

Détails du programme : www.cegepba.qc.ca/programmes-detudes/programmes-techniques/soins-infirmiers