Vivre comme athlète professionnelle en rugby féminin

Vivre comme athlète professionnelle en rugby féminin

Sabrina Poulin (à gauche) tente d’éviter un «plaqué irlandais» lors d’un match à Hokkaido, au Japon.

Crédit photo : Gracieuseté – Rugby Canada

Sabrina Poulin pratique le rugby féminin depuis une décennie. Native de Saint-Georges, elle évolue maintenant sur les équipes canadiennes seniors à sept et quinze joueuses.

«J’ai commencé à 16 ans avec les Dragons de la Polyvalente de Saint-Georges. C’était la première année que l’école avait une équipe de rugby féminin», se souvient-elle.

Après deux saisons au sein des Condors du Cégep Beauce-Appalaches, Sabrina Poulin a joué cinq campagnes sur la scène universitaire.

Quatre d’entre elles ont eu lieu avec le Vert et Or de Sherbrooke, Poulin ayant aussi porté l’uniforme des Carabins de Montréal pendant une saison. Durant son parcours universitaire, cette dernière a gagné l’or deux fois avec Équipe Québec lors des championnats canadiens.

L’équipe canadienne à 15 joueuses avait des partisans lors de sa tournée au Royaume-Uni.

«Je faisais surtout partie des arrières, ce qui ne m’empêchait pas de marquer des essais. Ma vitesse et mon gabarit (5’4, 145 livres) me sont très utiles», estime celle-ci.

Du Québec à Victoria

En 2017, Rugby Canada a approché Sabrina Poulin pour lui faire signer un contrat comme athlète senior professionnel.

«C’est une entente pour jouer dans l’équipe à sept. Des joueuses peuvent toutefois évoluer pour l’équipe à sept ou à quinze selon les besoins des compétitions. J’ai toujours eu l’objectif de jouer au plus haut niveau possible. C’est une job de rêve», admet Sabrina Poulin.

S’entraînant à temps plein à Victoria, en Colombie-Britannique, elle a notamment participé à une tournée de quatre matchs au Royaume-Uni du 18 au 27 novembre. La formation canadienne de 15 joueuses a remporté trois de ses parties face à l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Écosse.

«Nous avions eu seulement cinq jours pour nous entraîner en groupe. Pour former l’équipe, il y a eu des camps dans l’ouest et l’est du Canada. On doit se battre pour avoir sa place dans chaque compétition», mentionne Sabrina.

Jeux olympiques

Cette tournée au Royaume-Uni marquait le début d’un nouveau cycle vers la Coupe du monde de 2021. Sabrina Poulin garde plutôt le cap sur les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo, où se pratique le rugby à sept. Elle a d’ailleurs participé à plusieurs tournois de développement avec ses coéquipières.

Avec l’équipe à sept, Sabrina Poulin pourrait participer aux Jeux olympiques de 2020.

«Le Canada a gagné le bronze à Rio en 2016. Seulement douze filles (sur 25 joueuses) seront choisies pour former l’équipe canadienne qui ira à Tokyo. Entretemps, le Canada participe chaque année à des compétitions de la série mondiale (World Rugby Women’s Sevens Series)», explique-t-elle.

Dans cette ligue, le Canada se situe au deuxième rang après les compétitions aux États-Unis (octobre) et Dubai (novembre). De février à juin, les autres étapes se tiendront en Australie, au Japon, au Canada et en France.

«Je n’ai pas participé aux deux premières étapes, mais j’ai espoir de jouer aux autres compétitions. Ce n’est pas une question d’âge, car il y a un grand écart entre les joueuses (18 à 30 ans). Je suis en bonne forme physique», confirme Sabrina Poulin.

 

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